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Dix ans d’Emmanuel Macron au pouvoir : bilan politique, social et démocratique (2017–2027)

Introduction : pourquoi faire un bilan ?

Après près de dix ans de pouvoir exécutif, il est légitime que les Français se posent une question simple :
qu’a réellement apporté la présidence d’Emmanuel Macron au pays ?

Un bilan n’est ni un procès, ni une défense.
C’est un exercice démocratique indispensable, surtout dans un contexte où la confiance envers les institutions s’est fortement érodée.

1. Les éléments présentés comme positifs

Il serait malhonnête de nier certains points que ses partisans mettent en avant.

a) Image internationale et diplomatie

  • Présence forte sur la scène européenne et internationale

  • Discours volontariste sur la défense européenne

  • Capacité à dialoguer avec les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie avant 2022)

Mais cette visibilité internationale ne s’est pas toujours traduite par des résultats concrets pour les Français.

b) Soutien massif pendant les crises

  • Quoi qu’on pense des méthodes, l’État a :

    • Soutenu l’économie pendant le Covid

    • Évité un effondrement immédiat de nombreuses entreprises

    • Protégé temporairement l’emploi

Mais ces mesures ont aussi creusé une dette historique, dont les conséquences sont désormais reportées sur les citoyens.

c) Réformes structurelles assumées

  • Réforme du marché du travail

  • Transformation de la fiscalité du capital

  • Réforme des retraites (très contestée)

Emmanuel Macron a gouverné en assumant des choix, même impopulaires.
Le problème n’est pas l’existence des réformes, mais la manière dont elles ont été imposées.

2. Les points de rupture avec le peuple français

C’est ici que le bilan devient plus lourd.

a) Une fracture sociale profonde

  • Mouvement des Gilets jaunes (2018–2019)

  • Sentiment d’abandon des classes moyennes et populaires

  • Explosion du coût de la vie

  • Difficulté croissante à vivre de son travail

Pour beaucoup de Français, ces années ont marqué la fin du dialogue entre l’État et le peuple.

b) Une méthode de gouvernance verticale

  • Décisions perçues comme imposées d’en haut

  • Usage répété du 49.3

  • Peu ou pas de référendums

  • Consultations citoyennes souvent jugées symboliques

Le sentiment dominant :

“On nous écoute, mais on ne nous entend pas.”

c) Une crise démocratique durable

  • Abstention record aux élections

  • Défiance envers les partis traditionnels

  • Impression que les décisions sont prises loin du terrain

Le référendum de 2005 reste dans toutes les mémoires.
Beaucoup de Français ont eu le sentiment que leur vote n’avait plus de valeur réelle.

3. Un bilan économique contrasté

a) Pour les entreprises et les marchés

  • Amélioration de l’attractivité financière

  • Baisse de certains impôts de production

  • Soutien aux grandes entreprises

b) Pour les ménages

  • Pouvoir d’achat sous pression

  • Fiscalité indirecte lourde (TVA, énergie, carburants)

  • Services publics en tension (santé, justice, éducation)

Deux France ont évolué en parallèle, sans réellement se rejoindre.

4. La question centrale : le lien de confiance est-il rompu ?

C’est probablement le point le plus important de ce bilan.

Aujourd’hui, une partie massive de la population :

  • Ne croit plus aux promesses politiques

  • Ne se sent plus représentée

  • Doute du fonctionnement démocratique

Ce n’est pas uniquement la responsabilité d’un homme,
mais d’un système politique arrivé à bout de souffle, dont cette présidence est devenue le symbole.

SYNTHÈSE POLITIQUE

Dix ans après, le constat est clair :

  • Le pays n’est pas apaisé

  • La cohésion nationale s’est affaiblie

  • La fracture sociale s’est approfondie

  • La démocratie représentative est en crise

Ce bilan appelle non pas à la revanche, mais à une refondation :

  • Plus de démocratie directe

  • Plus de transparence

  • Plus de respect du vote populaire

  • Plus d’écoute des territoires

Ce thème n’est pas un jugement personnel.
C’est un appel à tourner une page, lucidement et collectivement.