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Le MERCOSUR l'adoption :
qui gagne, qui perd ?
1. Qu’est-ce que l’accord MERCOSUR ?
Le MERCOSUR est un accord de libre-échange négocié depuis plus de 20 ans entre :
L’Union européenne
Les pays du MERCOSUR :
Brésil
Argentine
Uruguay
Paraguay
L’accord a été finalisé politiquement à Bruxelles, sous l’impulsion de la Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen.
Attention importante :
L’accord n’est pas encore définitivement applicable
Il doit encore être :
Ratifié par le Parlement européen
Et/ou par certains Parlements nationaux selon les États
2. Principe général de l’accord
L’accord prévoit :
Baisse massive des droits de douane
Ouverture des marchés agricoles et industriels
Facilitation des importations/exportations
Mais les échanges ne sont pas équilibrés.
3. Tableau récapitulatif – Qui profite réellement du MERCOSUR ?
A. Pays du MERCOSUR : grands gagnants
Pays
Ce qu’ils exportent vers l’UE
Avantages clés
Brésil
Bœuf, volaille, soja, sucre, éthanol
Coûts très bas, normes moins strictes
Argentine
Bœuf, céréales, maïs
Agriculture intensive, volumes massifs
Uruguay
Viande bovine
Accès facilité au marché européen
Paraguay
Soja, viande
Forte compétitivité prix
Avantage majeur :
Production à bas coût
Normes sanitaires, environnementales et sociales moins contraignantes
Volumes industriels incompatibles avec l’agriculture européenne
B. Pays européens : gagnants limités
Pays UE
Ce qu’ils exportent vers le MERCOSUR
Bénéfices réels
Allemagne Automobiles, machines ✔ Industrie
Espagne Équipements, services ✔ Partiel
Italie Mécanique, luxe ✔ Partiel
Pays-Bas Logistique, agro-industrie ✔ Indirect
Les grandes industries exportatrices peuvent gagner
Les petits producteurs agricoles perdent
C. France : principal pays perdant
Secteur français
Impact du MERCOSUR
Élevage bovin, Très négatif
Volaille, Très négatif
Sucre / éthanol, Négatif
Agriculture familiale, Dévastateur
Industrie automobile, Faible gain
PME, Aucun bénéfice réel
Pourquoi la France perd ?
Agriculture plus protégée
Normes sanitaires élevées
Coûts de production supérieurs
Modèle de fermes familiales incompatible avec l’agro-industrie sud-américaine
4. Normes : le cœur du problème
Élément
Europe
MERCOSUR
Antibiotiques, Strictement réglementés, Usage courant
Pesticides, Très encadrés, Substances interdites en UE
Bien-être animal, Obligatoire, Peu encadré, Traçabilité, Très élevée, Variable
Conditions sociales, Protection du travail, Faible
Concurrence totalement déloyale
5. Conséquences directes pour la France
Pression à la baisse sur les prix agricoles
Disparition accélérée des petites exploitations
Augmentation des importations alimentaires
Dépendance accrue vis-à-vis de l’étranger
Perte de souveraineté alimentaire
6. Ce que demandent les Français
Pas de concurrence déloyale
Pas d’importations ne respectant pas nos normes
Pas de sacrifice de l’agriculture française
7. Propositions politiques claires
1. Refus de ratification par la France
2. Veto national si possible
3. Clause miroir obligatoire (mêmes normes que la France)
4. Référendum national sur le MERCOSUR
5. Priorité à la souveraineté alimentaire
Conclusion simple et compréhensible
Le MERCOSUR est un bon accord pour les grandes industries exportatrices,
mais un mauvais accord pour l’agriculture française,
et donc pour l’indépendance alimentaire de la France.
Réponse aux arguments pro-MERCOSUR
Argument n°1 : “Le MERCOSUR est bon pour l’économie européenne”
Réponse :
Oui, pour une partie très précise de l’économie :
les grandes industries exportatrices, surtout automobiles et machines-outils.
Mais ce n’est pas l’économie réelle de la France.
En France :
L’agriculture représente des centaines de milliers d’emplois directs
Ce sont des territoires entiers qui vivent de l’élevage, pas des sièges sociaux
Un accord n’est pas “bon pour l’économie” quand il sacrifie un pilier entier du pays pour en favoriser un autre.
Argument n°2 : “Nos agriculteurs doivent s’adapter à la concurrence”
Réponse :
Il ne s’agit pas de concurrence, mais de concurrence déloyale.
Les producteurs du MERCOSUR :
Utilisent des pesticides interdits en France
Emploient parfois des conditions sociales incompatibles avec nos normes
Produisent à des coûts impossibles à atteindre pour un agriculteur français
Demander aux agriculteurs français de “s’adapter”,
c’est leur demander d’enfreindre la loi française pour survivre.
Argument n°3 : “Les normes européennes seront respectées”
Réponse :
C’est faux dans les faits.
L’accord ne garantit pas :
L’égalité des normes de production
L’égalité des contrôles
L’égalité des sanctions
On impose aux agriculteurs français :
Plus de normes
Plus de coûts
Plus de contraintes
Mais on importe des produits qui n’y sont pas soumis.
C’est une rupture d’égalité économique.
Argument n°4 : “La France bénéficiera aussi des exportations”
Réponse :
Les chiffres montrent l’inverse.
La France :
Exporte peu vers le MERCOSUR
Importe beaucoup de produits agricoles sensibles
Subit un déficit commercial agricole croissant
Les vrais gagnants sont :
Certaines multinationales européennes
Pas les producteurs français
Pas les consommateurs français
Argument n°5 : “Refuser le MERCOSUR, c’est se fermer au monde”
Réponse :
Refuser un accord déséquilibré n’est pas du protectionnisme,
c’est de la lucidité stratégique.
La France :
Commerce déjà avec le monde entier
Peut négocier des accords bilatéraux équitables
N’a pas vocation à devenir dépendante de son alimentation
La souveraineté alimentaire n’est pas un repli,
c’est une assurance-vie nationale.
Argument n°6 : “Les consommateurs y gagneront des prix plus bas”
Réponse :
À court terme, peut-être.
À long terme, c’est une illusion dangereuse.
Quand les producteurs français disparaissent :
Il n’y a plus de concurrence locale
Les prix remontent
La qualité baisse
La dépendance augmente
Le “moins cher” aujourd’hui
peut coûter beaucoup plus cher demain.
Position finale claire
Nous ne sommes pas contre le commerce international.
Nous sommes contre les accords qui détruisent notre agriculture,
nos territoires, et notre souveraineté alimentaire.
Proposition simple et compréhensible
Pas de MERCOSUR sans égalité totale des normes
Pas d’importations sans clauses miroirs strictes
Consultation directe du peuple français
Priorité à la production française